Edito
Chères paroissiennes, chers paroissiens, chers amis de la paroisse
De façon inaccoutumée mais logique en ce début de vacance pastorale, le président de votre association cultuelle prend la place du… prend la plume pour cet édito. Et sans surprise, je vais vous parler de notre paroisse, de ce qu’est notre paroisse… sans son pasteur. Sans pasteur tout court.
On sent le manque : il n’y a jamais eu autant de baptêmes et de confirmations qu’en ce printemps, juste avant le départ à la retraite de Jean-Pierre ! Jamais autant d’opportunités saisies de célébrer notre pasteur, de remercier cet homme tranquille, érudit et profondément chrétien qui nous a aidé chaque dimanche, et chaque jour de la semaine où nous souhaitions croiser le fer et le verbe avec lui, à clarifier notre spiritualité désordonnée… ou trop ordonnée. Son dernier sermon fut un monument. Et après, quoi ? Le déluge ? Le néant ? L’hibernation ?
Non, après, il restera, peut-être, encore, pour certains, comme une béquille, pour les vrais aficionados (inconsolables), ou les vrais exorcistes (les fléchettes ne sont pas loin), l’icône de Jean-Pierre, dans le hall, ajoutée aux icônes de ses prédécesseurs, simples pasteurs de passage dans la vie bien ancrée de notre paroisse.
Très mauvais les icônes, pour aller de l’avant. Ce n’est pas moi qui le dit, c’est Dieu, au moins 7 x 7 x 77 fois dans la Bible. Je le dis sans ambages : ceux-là, les nostalgiques et les exorcistes, changez votre disque dur ! Relevez vos manches ! La paroisse a besoin de vous pour rayonner, pas pour pérorer, ergoter, se lamenter ou persifler.
Dieu n’ayant apparemment pas assez dit en ce sens dans l’Ancien Testament, a envoyé Jésus, d’abord, se faire massacrer pour dire des vérités bien senties à ceux qui se trompent d’intelligence ; et puis Dieu, plus à cela près, mais encore très ambitieux pour l’homme il semble, a « retourné » Paul et l’a envoyé revitaliser les comptoirs chrétiens essaimant de par le monde : il a dit beaucoup de choses bien, Paul, sur les paroisses sans pasteur : il a exalté la prise d’initiative individuelle, qui sert le collectif dans la paroisse ; Il a exhorté sans relâche les paroissiens à se vivre… en pasteur.
Pendant une année (maximum, j’espère), si vous venez un peu en avance le dimanche matin, vous ne croiserez plus le Pasteur, mais une prédicatrice ou un prédicateur laïc, un peu stressé(e), un peu hagard(e), relisant ses dernières notes, pas habitué(e). Celui-là ou celle-ci, pas plus ou moins paroissien que vous, choyez le / la pourtant ! Il / elle a mouillé sa chemise… demandez-vous comment mouiller la vôtre :-) les sujets ne manquent pas : Diaconat, Ecole biblique / catéchisme, jeunes adultes, adultes actifs, partage biblique, louange, prière, chant, musique, action dans la cité, accompagnement des anciens, évangélisation, entretien du temple, communication, échanges œcuméniques, échanges avec les autres acteurs EPUF… les souliers sont si nombreux en magasin que je ne vous croirai pas qu’aucun ne convienne à votre pointure. Saisissez les opportunités, soyez audacieux ! Dieu vous le rendra au centuple.
Nous sommes tous, vous êtes tous les pasteurs, les vecteurs de vitalité de notre paroisse : c’est cela la bonne nouvelle, c’est cela qui doit guider notre paroisse dans l’année qui vient, et le conseil presbytéral et moi avons hâte d’agir, avec vous et… dès après le break d’été. Quelques dates clefs pour la rentrée : premier culte dimanche 30 aout (un petit zeste de Saint-Barthélémy, rien de mieux pour sortir de la torpeur estivale) ; culte de rentrée de la paroisse 20 septembre. Et, kdo pour les aficionados et les exorcistes, un culte (pas le dernier) de Jean-Pierre le 13 septembre.
Fraternellement,
Pascal JUIGNER, Président du Conseil presbytéral.